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Portrait de M. El Maouloud, maître joaillier touareg

par | 21 Avr 2021 | Patrimoine culturel, Portrait | 0 commentaires

Mohamed El Maouloud Ag Hamid, maître joaillier touareg natif de Tombouctou, est le fondateur de l’association Timidwa, qui a été créée en 1997 et qui regroupe plus de 150 artisans (hommes et femmes). Cette association œuvre pour la sauvegarde de la culture et de l’artisanat et lutte également contre la pauvreté et le chômage, afin d’améliorer les conditions de vie pour tous. Pour atteindre ses objectifs, elle propose des stages aux plus jeunes et des formations de perfectionnement.

Je suis le président de Toumast Inhadane Générale, une organisation qui regroupe plus de 24 associations d’artisans touareg dans le Sahel et dans la diaspora et qui agit dans le cadre du programme de réconciliation pour la paix, la solidarité et la cohésion sociale. Par ailleurs, à la suite de la crise politico-sécuritaire qui a secoué le Mali en 2012, une coopérative dénommée Bijoux nomades Mali a vu le jour. Celle-ci est composée d’artisans venant des régions du nord du Mali. J’en suis également le président.

En effet, mon attachement est plus fort que moi. Je me suis d’ailleurs fixé un objectif : faire vivre la culture et l’artisanat touareg et les faire voyager au-delà des frontières. Ce savoir-faire, je veux le partager avec le monde entier.

En plus des réalisations faites au Mali, j’ai participé à plusieurs grands évènements dans le monde, notamment :

Chaque année, Timidwa organise des ateliers pour former les jeunes du Mali, mais aussi d’ailleurs, notamment à l’École de joaillerie de Montréal, à Lyon, en Suisse, à Londres…

Je fais partie de la 25e génération de ma famille faisant vivre cet art à travers le monde. Avec mon collectif d’artisans, nous cherchons à combiner la passion de la tradition avec la qualité de la modernité. Notre culture est très importante, mais malheureusement fragile. Pour qu’elle ne soit pas perdue, elle doit être active, vivante et progressive. Selon moi, une telle idée a besoin d’être promue, accompagnée.

Timidwa a ainsi contribué au retour de plusieurs familles dans les différents camps de réfugiés MBerra, en Mauritanie et au Burkina Faso, ainsi qu’à leur insertion socio-économique, en leur offrant des formations et des ateliers, afin d’être indépendantes et de subvenir à leurs besoins.

Je sillonne le monde pour promouvoir l’art des joailliers touareg. C’est dans ce but que Timidwa organise des stages et des ateliers de perfectionnement, en proposant, par exemple, la confection des bijoux touareg authentiques, selon la méthode traditionnelle.

Ils sont organisés en groupes de dix personnes, car ce nombre est important pour la qualité dudit atelier.

Évidemment, des dispositions doivent être prises, comme l’achat du matériel de travail (marteaux, enclumes, pinces, limes…) et des matières premières (argent, métal, cuivre, bronze, zinc, bois d’ébène…). À vrai dire, lorsque l’on conçoit un bijou traditionnel touareg, on oublie le dessin et le design : on s’assoit par terre, on visualise le bijou et on crée, en reproduisant les symboles que l’on a en tête.

Un atelier de trois jours coûte 7 500 dollars et comprend le matériel et les matières premières. À la fin de l’atelier, chaque participant fabrique un bijou lui-même, avec des gravures.

Partager avec le monde le savoir-faire artisanal et le fait-main, c’est donc ce que nous faisons.

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